Petit Chelem dans les PO

DSCF0212 DSCF0259 DSCF0251 DSCF0236 Un samedi soir, heure de l’apéro, chez l’incontournable Casa, un groupe m’attend pour trinquer aux balades futures… vaste programme… ils sont 8, des hommes (mince(s) !), à s’occuper toute leur vie de la santé des autres. Pour une fois, ils souhaitent penser à eux, entre potes, loin des obligations quotidiennes… Sympas, ils m’accueillent rapidement dans leur équipe… de rugby à 9. Un petit championnat difficile et dense nous attend : – les 16 étangs du Carlit, aussi fougasses  les uns que les autres, conduits par le redoutable Bouillouse. – Le Roc d’Aude, et son acolyte le Puig mal qui porte bien son nom, faisant perdre la tête aux meilleurs – le Cambre d’Aze, qui en a fait cambré plus d’un, et à la dent dure – Le Petit Péric et son grand frère, à la barbe caillouteuse et inaccessible – La vallée d’Eyne et ses crêtes, la reine de l’endurance, de la perdition – Le Madre, le sauvage de l’étape, seul le loup, voire l’ours peuvent lutter contre ce monstre sauvage. Inconscients, nous partons à l’assaut de ces légendes catalanes, le pique nique dans le sac, et la force du collectif… Etonnament, nous survolons la première difficulté, au pied du seigneur des lieux, arbitre impérial et respecté. Le lendemain, aidés par quelques cervidés, nous finissons courageusement. Mais le besoin de récupérer est nécessaire : un peu de vouvray, quelques bières permettent de retrouver le droit chemin… La troisième journée, l’affrontement du Titan aux pentes sombres, nous l’attaquons très tôt, proches de l’asphyxie, et finalement vaincu rapidement.. Nous fêtons cette victoire dans les bains locaux, tels des jouvenceaux sans calbuts… J 4, trop présomptueux, nous ne faisons qu’une bouchée du petit, mais le grand nous fait peur, effrayés, nous galopons dans les pierriers… dans la descente, l’un d’entre nous a son coeur qui déraille, et c’est toute l’équipe qui bat la chamade… c’est une affaire de spécialistes, de jambes en l’air, d’apnées, de prises de pouls, de paroles, de rires… et l’arythmie fait repartir dans le sens de la marche La journée de la veille a fait mal, pourtant nous devons nous heurter à la terre des botanistes. Au bout de 8 h de marche, la poésie s’égare… Les quelques mouflons semblent nous montrer le chemin. Nous titubons dans cette pinède à la recherche du passage salvateur. Epuisés, sans remplaçants, nous arrivons tant bien que mal à sortir de ce maul piégeux, la tête haute. On coinche, surcoinche notre troisième mi temps avec les meilleurs breuvages, ou traîtres poisons des lendemains de fêtes. Heureusement, notre dernier adversaire décide d’être courtois aujourd’hui, et  nous ouvre les portes de son paradis sauvage… Nous avons quasiment réalisé le grand chelem, non sans difficultés et frayeurs. Acculés au fond des canapés, regardant des gladiateurs s’affrontant sur la terre qui se bat, nous restons pensifs. Ce mini championnat catalan aura laissé des traces au plus profond des entrailles !! Les photos de cette lutte sans merci sont ici

Les photos de Michel sont ici

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